jeudi 31 mars 2011

Odilon Redon




Quelques images des oeuvres exposées au Grand Palais.
Je n'ai pas été touché ni fasciné. Mais j'ai aimé le travail d'odilon Redon sur les grands symboles et les mythes.
La figure de l'ange revient souvent (figure qui me poursuit en ce moment...) en particulier cet ange aux ailes noires, que je n'ai pas retrouvé sur Internet.
Sa position en tant que peintre "symboliste", en opposition au courant impressionniste et naturaliste dominant à l'époque, me plait aussi. Il est qualifié de précurseur du surréalisme.
Il me fait penser à William Blake, dont j'avais vu une exposition l'an dernier. William Blake me parait plus "vrai" dans sa démarche. Il y a un coté fabriqué chez Redon, comme s'il se copiait lui-même.
Le rapprochement avec les pré-raphaèlites m'est venu également., d'autant qu'une exposition sur les photographes pré-raphaèlite se déroule actuellement au musée d'Orsay, exposition que je compte aller voir.

mardi 29 mars 2011

Autour d'Anna Akhmatova


Sur France Culture ce soir : "AUTOUR D'AKHMATOVA   Francoise Fabian Récitante Valérie Condoluci Soprano Varduhi Yeritsyan Piano Anna Akhmatova Requiem (traduction de Sophie Benech)Dimitri Chostakovitch Prélude n°10 en do dièse mineur opus 34Sergueï Prokofiev Sonate n°3 en la mineur opus 28 - Cinq mélodies sur des poèmes d'Anna Akhmatova, op. 27Alexandre Scriabine Vers la flamme opus 72Frédéric Chopin Mazurka n°4 en la ..."
J'apprends qu'elle écoutait beaucoup, vers la fin de sa vie, le Stabat Mater de Pergolese, Didon et Enée de Purcell, Vivaldi... Comme quoi, quand on aime un poète, on a des chances d'aimer ce qu'il écoute comme musique !

La fourrure sombre / La fourrure tendre


Une nuit noire. Très noire. Trop noire. Une nuit pleine de nuit. À ras bord. Jusqu'à la gueule. Mais ce n'est pas grave. Regarde. Elle ne traverse pas la peau. Elle est douce et fragile. Elle aussi a peur de toi, tu sais. Ne t'inquiète pas. Tend la main. Sent la. Approche toi un tout petit peu. Elle est comme un animal qui t'offre le confort de son ventre. Plonge ton nez dans sa fourrure. Fais la ronfler. Ronronner. Éternuer. Le jour lui monte au nez.

J'aime ce texte tiré de ce blog.
Thème proche du poème de la page précédente, mais moins désespéré.

L'Atelier des mondes - Zéno BIANU


L'Atelier des mondes(extraits)


il faut écouter longtemps
tomber la nuit
pour parvenir au noir
au fond noir des choses

saisir
la tombée du noir
de la vie
l'ombre du plus sombre
au plus bas
la suie du désespoir

*

dans la caverne
on avale la nuit
de toutes ses forces
la douleur s'écrit
au plus sombre du temps
jusqu'au bleu du noir
où la main crépite
dans la caverne
tout au fond des nerfs
c'est un espace
à brûler les anges

*

quand l'horizon
s epuise
à l'affût
des voix d'outre-bleu
les copistes de l'abîme
vont à l'origine du livre
hauts récits de ciel
arc-en-nerfs
à bleu ouvert

Image tirée de ce blog

dimanche 27 mars 2011

vendredi 18 mars 2011

Diaporama de Suzanna Majuri

Toujours dans les photographes scandinaves, voici Suzanna Majuri, finlandaise comme Kalle Kataila.
Un beau diaporama d'elle.

Slightly Lucid - Kalle Kataila


Dans le train pour Saint-Cloud ce midi, sur la banquette où je me suis assis, le Monde des Livres consacré à la littérature des pays scandinaves (comme le salon du livre cette année). Sur la première page, cette photo splendide avec ce grand ciel au soleil caché mais présent. Kalle Kataila, photographe finlandais.
En rentrant, j'ai trouvé une intéressante analyse de lui dans le blog Slightly Lucid, blog que je vais suivre.

vendredi 4 mars 2011

On passe sa vie à apprendre des choses inutiles


"On passe sa vie à apprendre des choses inutiles pour mieux les oublier et après, bêtement, on tente de revenir à ces petits moments de la vie où l'on a senti pour la première fois l'iode de la mer ou l'odeur de l'herbe fraîchement coupée. J'ai merdé. J'en ai fait trop apprendre aux enfants. La flûte, le violon, le piano, ces pans entiers de bibliothèque, ces dates, ces théories et regardez le résultat, ils sont aussi desséchés que de vieilles noix dont la coquille sonne creux. Je peux pas les blâmer, j'aurais dû m'arrêter aux tartes aux fraises et à la confiture de rhubarbe. Aux cochons qu'on engraisse il leur reste plus que les odeurs arrivés au bout de la course, alors autant que ce soit celles de l'enfance sucrées plutôt que celle poussiéreuse des mangeurs de livres. Oui ma faute, je suis au bout de cette digue, au dernier matin qui n'est plus très loin, et je sais que je les ai poussés dans le fracas d'une existence ennuyeuse qui a oublié de s'étonner encore devant la simplicité de la vie elle-même."

Tiré des "matins au bord de la mer" de Candice Nguyen.
Voir son blog "Theoneshotmi"